Mali : un an après la chute de IBK, rien n’a changé

Cela fait un an depuis la chute de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keita au Mali. Il a été renversé lors d’un coup d’état militaire conduit le colonel Assimi Goïta. Un an après, quelques Maliens qui se sont confiés à SahutiAfrica affirment que «rien n’a changé. C’est toujours le statuquo».

Pourtant, les militaires qui ont pris le pouvoir reprochaient à l’ancien Président, essentiellement le fait que l’armée n’arrivait pas à faire face à l’insécurité grandissante et aux multiples attaques des djihadistes, mais aussi la cherté de la vie au Mali.

Un an après, «quand on fait le constat, la vie est de plus en plus cher. Et l’insécurité est toujours grandissante. L’armée n’arrive toujours pas à venir à bout des groupes terroristes qui attaquent les populations. Sur le plan sécuritaire, l’armée essuie toujours des pertes », confie un Malien, père de famille dans la quarantaine, depuis Bamako, la capitale.

Lire aussi :  Mali: Décontamination massive dans les marchés et gares routières

Pour lui, le coup d’État n’a rien apporté de bon au pays. «A cause du coup d’État, beaucoup d’organisations de la sous-région ont rompu leurs relations avec le Mali. La France aussi tend à mettre fin à l’opération Barkhane. Du coup, le Mali semble isolé avec la rupture des relations diplomatiques avec certains pays, suite au coup d’état de la junte militaire. Alors que le président IBK était presque fin mandat», regrette ce Malien.

 Lire aussi:

Mali : Assimi Goïta, l’homme au double coup d’État échappe à un attentat

Choguel Maïga rassure sur la tenue des élections au Mali

Mali: l’Union africaine suspend le pays après le nouveau coup d’Etat

Certains observateurs estiment que face à l’insécurité toujours grandissante, les autorités maliennes ne doivent explorer les différentes pistes de solutions qui se présentent, notamment les discussions avec les groupes djihadistes.

Le coup d’état est condamnable par la Constitution du Mali. Il a aussi condamné par la communauté internationale et par des organisations de la sous-région.

Lire aussi :  Mali : examen du plan d'action de Choguel Maïga au Conseil national de transition

«Il ne faudrait pas qu’on puisse exclure les discussions avec les groupes terroristes. D’autant plus que l’armée n’est pas équipée pour protéger la population 24h sur 24. Il faut bien que l’armée envisage des discussions avec les terroristes pour savoir ce qu’ils veulent. Si on a accepté de discuter avec les rébellions sanglantes, on peut aussi discuter avec les groupes insurgés», confie un autre Malien, sous couvert de l’anonymat.

J. Matand

Les plus lus

RDC/Kinshasa : ce que l’on sait de la manifestation des étudiants de l’Ista

Pneus brûlés, accrochage entre étudiants et forces de l'ordre, tirs à gaz lacrymogènes, cris de colère... Lundi 24 février, les étudiants de l'Institut supérieur...

Kenya : Nick Mwenda, président de la fédération de football, aux arrêts

Nick Mwenda, président de la fédération kényane de football (Fkf), est détenu pour corruption présumée à Nairobi, capitale du Kenya. C’est ce qu’ont rapporté...

Mali : l’armée repousse une attaque terroriste dans la ville-garnison de Kati

Ce vendredi 22 juillet, l’armée malien a, dans un communiqué, affirmé avoir repoussé une attaque « terroriste » dans la ville-garnison de Kati, cœur de l’appareil...

Scandale de corruption en Ouganda : des hauts responsables dans le viseur de la justice ?

En Ouganda, près d’un tiers du gouvernement et des dizaines de parlementaires pourraient être inculpés dans un scandale de corruption, selon Ofwono Opondo, porte-parole...

En Afrique du Sud, le parti nationaliste zoulou s’allie à l’ANC pour une coalition

Le parti nationaliste zoulou Inkhata (IFP), qui dispose de 17 sièges sur 400 à l'issue des législatives sud-africaines, s'alliera à l'ANC au pouvoir, qui...

Sur le même thème

Madagascar : les manifestants ne faiblissent pas la pression

Ce mardi 30 septembre, des centaines de protestataires se sont rassemblés à Antananarivo pour réclamer le départ du président Andry Rajoelina, essuyant des tirs...

Burkina Faso : Ibrahim Traoré confirme l’interpellation de six fonctionnaires ivoiriens

Dimanche 28 septembre, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la transition au Burkina Faso, a confirmé l’interpellation de six fonctionnaires ivoiriens pour avoir franchi...

Présidentielle au Cameroun : début de la campagne électorale

Au Cameroun, où le scrutin présidentiel est prévu le 12 octobre, la campagne électorale s’est offerte ce week-end avec les rassemblements politiques des principaux.   Le...

RDC/Kinshasa : un criminel présumé lynché et brûlé vif à Bumbu

Un acte de justice populaire d'une rare violence a secoué la commune de Bumbu, à Kinshasa, capitale congolaise, où un présumé criminel a été...

Ouganda : Bobi Wine célèbre la validation de sa candidature à la présidentielle

En Ouganda, l’opposant Bobi Wine a célébré la validation de sa candidature pour la présidentielle de janvier 2026 lors d’une manifestation à Kampala, la...