Omar Radi, journaliste marocain et défenseur des droits humains, a été condamné à six ans de prison ferme par la cour d’appel de Casablanca. C’est ce qu’ont annoncé les sources judiciaires jeudi 03 mars. Il était poursuivi pour une affaire double d’espionnage et de viol qui remonte de 2020. Mais son avocat clame son innocence et va faire appel en cassation.
« C’est un jugement très dur. Nous avons exposé l’ensemble des éléments prouvant l’innocence d’Omar Radi devant la cour, mais rien n’a été pris en compte », a déclaré Miloud Kandil, son avocat, à l’AFP.
Pour Ahmed Benchemsi, directeur de la communication chez Human Rights Watch, ce verdict inique est la conclusion logique d’un procès qui a perdu toute crédibilité à force d’atteintes aux droits de la défense. « Les charges pour espionnage étaient irrecevables parce que basées sur rien. Quant à l’accusation de viol, elle aurait mérité un procès juste, autant pour l’accusé que pour la plaignante », a-t-il estimé.
Le journaliste marocain a été arrêté et inculpé depuis 2020, notamment pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat » avec « financement de l’étranger » et pour « viol ».
D’après des associations de défenses de droits de l’homme, cette affaire n’est qu’un règlement de comptes contre un journaliste connu pour ses positions et sa voix critique envers le pouvoir marocain.
Dinho Kazadi

