Nigeria : près de cinq morts lors de l’attaque contre le convoi d’un sénateur

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Au moins cinq personnes ont été tuées dimanche lors de l’attaque d’un convoi transportant un sénateur de l’opposition dans le sud-est du Nigeria, région secouée par des violences et tensions séparatistes. La police nigériane l’a annoncé ce lundi 12 septembre.

Des hommes armés ont ouvert le feu dimanche sur le convoi de véhicules d’Ifeanyi Ubah, un sénateur d’un parti marginal, le Parti des jeunes progressistes (Young Progressives Party), dans l’Etat d’Anambra.

« Deux policiers qui l’escortaient, deux de ses assistants civils et un passant ont été tués dans l’attaque », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police de l’Etat, Tochukwu Ikenga. « Deux autres membres de l’escorte policière ont été blessés et transportés à l’hôpital », a-t-il ajouté.

Il précise que le sénateur est sorti indemne. « Une enquête est en cours pour retrouver les assaillants et déterminer leur mobile », a-t-il indiqué.

Cette attaque, survenue à cinq mois des élections présidentielle et parlementaires, n’était pas revendiquée lundi.

Le sud-est du Nigeria est en proie à une recrudescence des violences, imputées par les autorités au Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob). L’Ipob, qui cherche une renaissance d’un Etat séparé pour l’ethnie igbo, a nié à plusieurs reprises toute responsabilité dans ces violences.

Les attaques ciblées ont tué plus de 100 policiers et autres membres des forces de sécurité dans la région depuis le début de l’année, d’après les décomptes des médias locaux.

Des prisons ont également été prises d’assaut, permettant la libération de nombreux prisonniers et de multiples vols d’armes, tout comme des bureaux de la commission électorale nationale.

Le chef de l’Ipob, Nnamdi Kanu, a été emprisonné par le gouvernement et inculpé de trahison, après avoir été arrêté à l’étranger et ramené au Nigeria.

Le séparatisme est un sujet sensible au Nigeria, notamment dans le sud-est où la proclamation d’indépendance d’une République du Biafra avait entraîné une guerre civile de 30 mois entre 1967 et 1970. Le conflit avait fait plus d’un million de morts, principalement des Igbo, surtout de famine et de maladie.

La Rédaction

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