Plus de 2000 dollars d’amende contre Le Karmapa pour la chanson “Mama Yemo”

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La commission de censure congolaise condamne l’artiste musicien Le Karmapa à payer plus de 2000 dollars d’amende à cause de sa chanson «Mama Yemo».
Selon le site congolais Médiacongo.net, l’artiste musicien dont la chanson est censurée devait être entendu par la commission de censure des chansons et spectacles de la République Démocratique du Congo le vendredi 25 septembre 2020. Il ne s’y était pas rendu, alors que ses sollicitent la levée de l’interdiction de diffusion de la chanson dans les médias et tous lieux publics.

De style Odemba, exécuté en duo avec Sam Mangwana, ancien de OK Jazz et grand nom de la musique congolaise, Le Karmapa «peint» les mauvaises conditions des soins et la mauvaise prise en charge des patients à l’Hôpital général de référence de Kinshasa. L’artiste y raconte le calvaire qu’il a vécu avec un de ses proches, décédé depuis.

Dans cette chanson disponible sur YouTube, l’auteur demande qu’on ne l’emmène pas dans cet hôpital s’il tombe malade. «On risque de me donner des injections avec des piqûres achetées dans les poches de quelqu’un et me donner des médicaments de mauvaise qualité. Si je tombe malade, préparez-moi des infusions, peut-être que je guérirai», a chanté le musicien condamné.

«Non, non, Mama Yemo, rien ne va. Les toilettes puent, les rats viennent manger les nombrils des bébés, des chats et des corbeaux sont là. Il n’y pas des médicaments» raconte un autre passage.
Pour Mr Elonga, la cinquantaine, «Karmapa, n’est que l’interprète du désarroi des autres. Il ne dit aucun mensonge dans la chanson. La réalité est plus grave que ses paroles. En sanctionnant l’artiste, on ne change pas la réalité. Il y a des pavillons qui ont reçu des aides pour être réfectionnés, mais qui restent dans un état crasseux». Et pourtant cet hôpital, qui a connu ses heures de gloires, est dirigé par d’excellents professeurs.

Dès la sortie d’un petit extrait de la chanson, le corps médical de l’établissement était monté au créneau pour demander que la chanson soit censurée. Le musicien estime quant à lui qu’il a dépeint la réalité pour que les responsables et les autorités puissent prendre des mesures afin de changer les conditions d’accueil, de traitement des malades. Et pour que les conditions de travail des médecins soient améliorées. Afin que l’Etat puisse mieux payer son personnel et mettre à sa disposition le nécessaire.
«Le pouvoir public choisit de sanctionner l’artiste musiciens au lieu d’aller inspecter la réalité dont parle l’artiste» déplore Béatrice, mère de famille hospitalisée à Mama Yemo.
Visiblement, il serait reproché au musicien d’avoir dit tout haut ce que tout le monde dit tout bas.

 

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