En Mauritanie, sept candidats, dont le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ont été retenus pour la présidentielle du 29 juin, selon la liste publiée par le Conseil constitutionnel lundi 20 mai.
Mais la candidature d’Ould Abdel Aziz, ancien président, n’a pas été retenu. Proche du président Ghazouani, il est tombé en disgrâce. Des sources rapportent que le Conseil constitutionnel a déclaré le dossier irrecevable pour des raisons techniques, dont l’insuffisance des parrainages requis.
Depuis qu’il a quitté le pouvoir, Ould Abdel Aziz navigue sur un fleuve agité. L’ancien chef de l’Etat a connu un procès et une condamnation, en décembre dernier, à cinq ans de prison ferme pour enrichissement illicite.
Pourtant, l’intéressé a toujours clamé son innocence. Pour son camp, il s’agit d’un complot pour l’écarter de la course. Ould Abdel Aziz se défend d’avoir abusé de son pouvoir pour amasser une fortune, et a toujours crié au complot. Mais, contre toute attente, la justice l’avait autorisée à sortir de prison pour aller déposer sa candidature au Conseil constitutionnel la semaine passée.
Sur la liste de candidats figure Tewassoul Hamadi Oudl Sid’ El Moctar, leader du parti islamiste d’opposition, et Biram Ould Dah Ould Abeid, militant des droits humains, deuxième de la dernière présidentielle. A 67 ans, le président Ghazouani brigue un deuxième mandat. Il dirige la Mauritanie depuis 2019.
La Mauritanie a connu une succession de coups d’État de 1978 à 2008, avant que l’élection de 2019 ne marque la première transition entre deux présidents élus. Alors que le djihadisme se propageait ailleurs au Sahel, le pays n’a plus connu d’attaque depuis 2011.
La Rédaction

