Qu’en est-il de la liberté de la presse face au numérique en RDC ?

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Travailler en synergie pour protéger la liberté de la presse dans le contexte du numérique en RDC. Tel a été le sujet au cœur des échanges à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, célébrée sous le thème : « Journalisme sous le prisme du numérique » ce mardi 3 mai.

A Kinshasa, capitale congolaise, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des médias, le responsable du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC), des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques, mais aussi des professionnels de médias. Tous ont célébré la liberté de la presse. Mais qu’en est-il de cette liberté face au contexte du numérique en RDC ?

La cérémonie de la journée de la célébration de la liberté de la presse à Kinshasa(@sahutiafrica)

« Face à ce contexte de non-capacité à maîtriser le numérique, il faut résister. C’est le travail que tout le monde doit faire (l’Etat, l’organe de régulation et les associations de professionnels de médias etc). Nous sommes en train de résister face à la prolifération de fakenews, aux théories de complot, aux discours de la haine envers les journalistes. Aujourd’hui, nous avons des industries, de laboratoires politiques qui produisent de fakenews », argue Patient Ligodi, expert de l’association de Médias en ligne en RDC (MilRDC).

Le combat contre les fakenews

« Aujourd’hui sur Internet, pour la plupart de cas, ceux qui produisent de contenus ne produisent pas des informations. Ils produisent essentiellement des opinions. Ce sont les opinions de gens que nous prenons pour relayer au quotidien au lieu de travailler comme l’on avait l’habitude avant l’ère du numérique », fait-il remarquer. « On ne cherche plus l’information », déplore M. Ligodi.

Pour le ministre Patrick Muyaya, « il faut mutualiser les efforts pour relever ce défi ». « Il ne faut pas considérer qu’il y a la faute au gouvernement ou à d’autres. Il faut considérer que nous sommes tous liés par la nécessité de réformer notre métier », affirme M. Muyaya.

«…Les contenus diffusés sur Internet échappent au régulateur»

Selon Tito Ndombi, responsable du CSAC, organe de régulation, « la révolution numérique incite désormais à réfléchir sérieusement sur la stratégie à mettre en place pour réguler ce monde du numérique ». Cette stratégie est censée d’encadrer ces activités et endiguer les abus, notamment la désinformation et de discours de la haine, martèle-t-il.

Lors de la célébration de la journée de la presse à Kinshasa, capitale congolaise(@sahutiafrica)

« Le but étant de mieux protégé la liberté d’expression et de la presse ainsi que la qualité de l’information », souffle M. Ndombi. « Les contenus diffusés par satellite, Internet, par des chaînes YouTube, par la voie du téléphone mobile pour ceux qui est de réseaux sociaux échappent au régulateur », craint le responsable du CSAC.

Lundi 2 mai, l’ONG Journaliste en danger (JED) a appelé les organes de régulation et d’autorégulation d’entamer le travail de salubrité médiatique face à la montée de discours de la haine et des dérives déontologiques, qui peuvent nuire à la liberté de la presse. Pour JED, ce travail est censé d’assainir la corporation, mais aussi de promouvoir un journalisme d’éthique et professionnel tel que décidé lors des états-généraux de la presse tenus en février dernier.

Trésor Mutombo

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