« La personne en affaire avec moi, c’est Henri Yav, ancien ministre congolais des Finances », dit Gueda Yav, directrice générale de la société Mwant jet devant un parterre de journalistes lundi 4 avril. Mais dans les statuts de la société consultés par une source de Sahutiafrica, le nom de Michael Yav Tshikung y figure comme son partenaire depuis la création de Mwant jet en 2018 avec les répartitions des parts correspondantes à chacun.
Lundi 4 avril, Gueda Yav a, lors d’une conférence de presse, affirme n’avoir jamais signé un contrat avec M. Yav Tshikung. Elle ne reconnait que Henri Yav Mulang, son père, comme étant son partenaire. « La justice dira le droit en toute indépendance et qu’elle sera rétablie dans ses droits », attend Mme Gueda Yav, passant sous silence le jugement rendu le 28 mars dernier en appel.
Le tribunal s’était déjà prononcé sur ce dossier, mais elle a interjeté à la Cour d’appel sans trouver gain de cause. Le jugement en appel confirme la procédure engagée pour sauver la société Mwant Jet. Il s’agit d’évaluer ce qu’elle vaut aujourd’hui. Mais surtout de faire l’audit de cette entreprise d’aviation.
« C’est vrai que l’appel a été dans leur sens, mais puisqu’une loi a été violée, une loi publiée qui garantit à l’aviation civile le choix des administrateurs…il y a une procédure au niveau de l’inspection générale judiciaire. Je constate malheureusement que l’autre camp s’excite et publie beaucoup des mensonges », déclare-t-elle. Pourtant Gueda, lors de sa conférence de presse n’a présenté aucun des jugements antérieurs dans ce dossier.
« La décision me permet de l’évincer, de vendre ses parts et de partir parce qu’ils ne peuvent pas garantir la pérennité de nos opérations », poursuit-t-elle. Ici, elle parle donc d’un nouveau jugement qu’elle a pu obtenir du Tribunal de Commerce de Kinshasa/Matete, qui s’était déjà pourtant prononcé sur le même dossier. « Leur but était de me diaboliser », souffle-t-elle. Pourtant, un proche de la société Mwant jet rappelle que « l’éviction d’un associé ne peut pas se faire sur décision d’un tribunal, mais cela doit être prévue dans les statuts de l’entreprise ».
« Pour le moment, il faut d’abord faire l’audit des comptes de la société, l’évaluer avant toute chose. Gueda Yav refuse d’inscrire ce point à l’ordre du jour de l’assemblée générale, alors qu’elle est fin mandat à la tête de la société. Il est plus que normal de faire le bilan, évaluer sa gestion et savoir où en est l’entreprise avant toute chose. Et c’est cela que demande son associé », rapporte-t-il.
« On ne comprend pas pourquoi Gueda refuse qu’on fasse l’audit. Même si elle veut évincer Michael Yav, mais, qu’elle laisse d’abord que l’audit se fasse, qu’on sache comment la société a été gérée depuis 2018 à ce jour », ajoute l’avocat.
Jusqu’où ira ce feuilleton ?
La rédaction

