Ce lundi 11 juillet, Matata Ponyo, ancien Premier ministre congolais devenu sénateur, a comparu devant la Cour de cassation. Il est inculpé pour un détournement présumé de centaines de millions Usd destiné au parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.
L’audience n’a duré que quelques minutes en raison de l’absence d’un interprète pour M. Christo Grobler, un des co-accusés. Ce dernier ne maîtrise que l’Anglais. Pourtant, la langue du travail, en RDC, c’est Français. La prochaine audience est prévue le 14 juillet.
Début juin dernier, les juges avaient décidé de renvoyer cette affaire faute de l’absence du sénateur Matata, principal accusé. D’après ses avocats, l’ancien Premier congolais était à l’étranger pour des soins.
Dans une salle d’audience quasiment remplie par les sympathisants de l’homme à la cravate rouge, la Cour a réduit la participation du public avant le début de l’audience. Les juges ont constaté par la suite que le sud-africain M. Christo n’a pas d’interprète.
Le sénateur Matata est jugé au côté de Patrice Kitebi, ancien ministre des Finances, et l’homme d’affaires Christo Grobler, directeur général de la société africom.
Ce dossier est ouvert après que les trois hommes ont été cités dans un rapport de l’Inspection générale de finance (Igf) sur le détournement présumé de centaines de millions alloués au projet Bukanga Lonzo. Des accusations que M. Matata rejette. Et clame son innocence.
En novembre 2021, la Cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente de juger l’ancien Premier ministre. Ainsi la Cour de cassation s’est saisie du dossier, mais le proche de M. Matata dénonce un règlement de comptes.
Joe Kashama

