Ancien ministre congolais des Transports et proche de Moïse Katumbi, Chérubin Okende s’est suicidé avec l’armée de son garde du corps, selon les conclusions de l’enquête publiées par Firmin Mvonde, procureur général près la Cour de cassation, lors d’une conférence de presse jeudi 29 février.
M. Firmin Mvonde affirme que le corps de M. Okende n’avait pas été criblé des balles. « L’armée, appartenant à son garde du corps, est resté dans le véhicule. Il n’a été tiré qu’une seule balle, contrairement à ce que nous avons lu que son corps a été trouvé criblé de balles », a-t-il déclaré.
D’après le procureur, l’autopsie n’a relevé aucun traumatisme à part l’auto-infliction de la balle au niveau de la tempe, sortie de l’autre côté de la tête ».
La famille du défunt, fatiguée d’attendre les résultats de l’autopsie, avait décidé de l’enterrer. Selon Me Laurent Onyemba, avocat de la famille de M. Okende, la famille est déçue de constater que six mois après, elle n’a pas reçu la moindre information sur les circonstances de cet assassinat crapuleux.
Ancien ministre congolais des Transports et porte-parole d’Ensemble pour la République, parti de Moïse Katumbi, Chérubin Okende avait été retrouvé mort le 13 juillet dans sa jeep. Le 31 août dernier, Jeune Afrique avait, dans un article qui ne porte pas la signature du journaliste Stanis Bujakera, son correspondant en RDC et directeur de publication d’Actualité.cd, évoqué les circonstances de la mort de M. Okende.
Le gouvernement congolais avait accusé le magazine français d’avoir publié une fausse information. Dans la foulée, le journaliste Stanis Bujakera a été arrêté et écroué depuis septembre dernier. Il est inculpé, notamment pour « propagation de faux bruits » et « faux en écriture ». Mais, l’intéressé nie ces accusations.
La Rédaction

