Pas de musique. Encore moins d’ambiance à Kinshasa, capitale congolaise. Des bars et discothèques silencieux. C’est suite aux nouvelles restrictions imposées par le gouvernement pour endiguer la propagation du Coronavirus. Une situation qui fait grogner les tenanciers et employés de bars et discothèques. Ils plaident pour la levée de ces restrictions. «Nous demandons au gouvernement de rouvrir les bars. Nous avons des familles à nourrir et des loyers à payer», confie Elalie, patronne d’un bar à Ngaliema, commune située dans l’ouest de Kinshasa, à SahutiAfrica.
«Cette mesure est injuste. Les églises et les écoles fonctionnent. Peut-t-on dire que la maladie ne se propage que dans les bars ?», s’interroge Ambroisine, la soixantaine révolue et responsable d’un bar. Elle espère à la réouverture des débits de boissons.
Pour Stanislas Namwisi, la fermeture de bars et discothèque a plongé plusieurs personnes dans le chômage. «Les bars permettaient à plusieurs personnes de subvenir à leurs besoins. Cette décision du gouvernement pénalise des milliers de familles», se désole-t-il.

Mais certaines personnes pensent que cette mesure est salvatrice pour freiner la propagation de la pandémie. En juin, le pays était frappé par la troisième vague du COVID-19. C’est ce qui a poussé les autorités à imposer ces restrictions.
«J’aime protéger ma famille. Nul ne peut être au-dessus de la loi. Certes, ça offusque les tenanciers des bars. Mais il faut protéger les autres. Les mesures ne seront pas respectées en plein ambiance», a déclaré Nzuzi, père de famille.
En RDC, les cas de contamination sont à la baisse. D’après le docteur Jean-Jacques Muyembe, responsable du secrétariat technique de la riposte, la troisième vague est passé. Il affirme qu’il n’y a plus beaucoup patients dans les centres de traitement. Mais les restrictions drastiques qui visent à stopper la propagation du virus restent maintenues.
Rolly Lukebakio

