En juin prochain, les journalistes congolais vont tenir leur congrès national ordinaire afin de procéder à l’élection de nouveaux animateurs de l’Union nationale de la presse congolaise –UNPC.
Nul n’ignore que cet organe fédérateur revêtait une grande importance pendant la deuxième République. Ancien journaliste, le président Mobutu accordait un intérêt particulier à tout ce qui touchait à cette profession. Pour le démontrer, il n’avait pas du tout hésité à doter l’UNPC d’un vaste appartement dans l’immeuble Moanda situé dans la commune de la Gombe. Le président de cet organe avait rang de Commissaire d’Etat (ministre), et le secrétaire général celui de Secrétaire d’Etat.
L’UNPC bénéficiait de l’estime et la considération aussi bien sur le plan national qu’international. Mais, depuis des décennies, l’UNPC est confrontée à de sérieux problèmes qui ont miné son fonctionnement, et handicapé son travail. Etant donné l’importance de cette rencontre, les journalistes souhaitent que la liberté leur soit laissée de choisir librement les nouveaux animateurs de cet organe.
Ils tiennent à ce que les autorités tiennent compte du statut de l’UNPC qui est libre et indépendante. Et pas un service du ministère de la communication et médias. Il est anormal qu’à l’ère de nouvelles technologies de l’information et de la communication, les journalistes congolais soient des laissés pour compte, ne sachant souvent pas à quel organe se fier dès qu’ils subissent des intimidations ou des menaces de la part de certains milieux.
Le souhait de tous est que le Congrès national de la presse marque une étape majeure dans l’histoire de l’UNPC pour l’autorégulation des médias en RDC telle que voulu par les états généraux de la communication et des médias tenus en janvier 2022.
Yamaina Mandala

