A quelques jours du début du dialogue entre Kinshasa et les rebelles du M23-AFC, soutenus par le Rwanda, la présidence angolaise appelle les parties belligérantes à un cessez-le-feu à partir de ce dimanche 16 mars.
Pour Luanda, cette trêve doit inclure « toutes les actions hostiles contre la population civile et l’occupation de nouvelles positions dans la zone de conflit. Pour l’heure, la situation sécuritaire est volatile dans l’est de la RDC, où les rebelles continuent de gagner du terrain. Toutefois, le gouvernement assure que les FARDC bloquent l’avancée du M23 vers Lubero, Butembo et Beni dans le Nord-Kivu. Tout comme sur l’axe Masisi-Walikale, alors que le M23 renforce sa présence.
D’après l’Angola, qui assure la médiation dans cette crise, l’objectif est de créer un climat favorable aux pourparlers de paix. Le dialogue entre Kinshasa et le M23 s’ouvrent ce vendredi dans la capitale angolaise. Jusque-là, le gouvernement congolais avait exclu toute négociation avec le M23, qualifié de pantin du Rwanda.
Cette nouvelle position pourrait être un pas vers une désescalade dans ce conflit sanglant et meurtrier avec des milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés. De son côté, le M23-AFC a salué les efforts de la médiation angolaise en faveur de la paix et prend acte de l’annonce de négociations directes avec Kinshasa. Ce mouvement veut tout de même un « engagement public et clair » du président Tshisekedi pour ces négociations et attend d’être officiellement notifié.
Mais Kinshasa insiste sur la mise en œuvre immédiate de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’Onu et exige le retrait de troupes rwandaises et du M23 sur son territoire. Entre-temps, les rebelles contrôlent toujours les deux principales villes de la région du Kivu : Goma et Bukavu. Depuis, ils sont accusés de plusieurs exactions.
La Rédaction

