En RDC, le président Tshisekedi a, lors de l’ouverture de la 12e conférence des gouverneurs de province mardi 10 juin, exhorté les provinces à faire de la santé un levier contre les inégalités.
Le chef de l’Etat congolais affirme que la couverture santé universelle n’est pas seulement un programme social, mais un instrument stratégique pour consolider la paix, favoriser un développement inclusif et réduire les disparités entre les régions.
« La santé n’est pas seulement un droit fondamental. Elle est le socle même de la cohésion nationale, de la dignité humaine et du développement durable », a déclaré Félix Tshisekedi. Dans la foulée, il a lancé une campagne nationale pour l’élimination du VIH/SIDA chez les enfants d’ici 2030.
Les discussions, qui vont se dérouler sur plusieurs jours, aborderont les obstacles structurels à l’amélioration du système de santé, les inégalités territoriales et les stratégies pour une gouvernance sanitaire plus efficace. L’objectif est d’aboutir à des recommandations concrètes pour renforcer l’inclusion et combler les écarts.
Un moment fort de la conférence a été la remise de distinctions aux gouverneurs du Tanganyika, du Haut-Lomami et du Lualaba, en reconnaissance de leur engagement dans les campagnes de vaccination contre la poliomyélite, un exemple concret de succès en matière de santé publique.
Cependant, la conférence a également été l’occasion pour les gouverneurs de faire entendre leurs préoccupations. Un mémorandum adressé au président Tshisekedi, porté par Jacques Kyabula Katwe, gouverneur du Haut-Katanga, a mis en lumière les difficultés rencontrées par les provinces : retards de rétrocessions financières, sous-financement de la caisse de péréquation, pressions politiques locales et non-application de recommandations issues des sessions précédentes.
La gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, en tant qu’hôte de l’événement, a souligné les efforts déployés dans sa province pour soutenir les priorités du gouvernement central.
Cette rencontre annuelle, plateforme essentielle de dialogue entre le pouvoir central et les provinces, est dédiée cette année à la thématique cruciale de la santé, envisagée comme « vecteur d’unité nationale et de progrès durable. »
Ephraïm Kafuti

