« Nous avons fait plus de 30 ans à l’opposition. Et puis notre opposition n’était pas si faible comme celle d’aujourd’hui », a dit Félix Tshisekedi, président congolais, devant la communauté tchadienne à N’Djamena, capitale du Tchad où il a séjourné pendant 48 heures.
Fils d’Etienne Tshisekedi, opposant décédé en 2017, le président congolais se vante de leur combat dans l’opposition. « Notre opposition était très forte », affirme sous quelques acclamations.
« S’ils veulent faire l’opposition, qu’ils continuent, nous les respectons », a déclaré M. Tshisekedi. Il dit être engagé à lutter contre « tout mensonge » de la part des politiciens.
« Si les prisons vont se remplir des injustes, pas de problème. Critiquez comme vous voulez, le travail que nous faisons. Nos imperfections, nos erreurs. Mais pas verser dans des imputations dommageables. Si tu veux mentir que le Président est voleur, c’est grave comme accusation qu’il faut prouver devant la justice », a lâché le chef d’Etat congolais.
Il trouve marrant que l’opposition évoque la dictature sous son régime. « Cela me fait rire et rend triste en même temps », souffle le président Tshisekedi, souriant sous ses lunettes à la monture fine.
Pour lui, si le régime veut être dictateur comme ils pensent, mais ils allaient être devant les tribunaux du pays à chaque occasion ».
Cette sortie du président congolais intervient après celles de ses alliés devenus farouches opposants. Il s’agit notamment de Jean-Marc Kabund, accusé d’offense au chef de l’Etat. C’était après qu’il a affirmé que M. « Tshisekedi doit être considéré comme un danger pour la nation ».
Ali Maliki

