Ce vendredi 25 avril, Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat devenu figure de l’opposition, a fait une apparition publique en Eswatini, où il a participé aux festivités du 57e anniversaire du roi Mswati III.
Les images de l’ancien président congolais sont devenues virales sur les réseaux sociaux. Il paraît serein et souriant aux côtés de Jacob Zuma, ancien chef de l’Etat sud-africain. Dans ces images, les deux hommes échangent pendant quelques minutes. Plusieurs autres personnalités de la région participent aussi aux festivités du roi de l’Eswatini.
C’est une apparition qui intervient une semaine après que Joseph Kabila a été annoncé à Goma, sous contrôle du M23-AFC soutenu par le Rwanda. Ce qui a semblé provoquer l’ire du gouvernement congolais. Si Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur, a décidé de suspendre les actions du PPRD, son parti, Constant Mutamba, ministre de la Justice, est allé plus loin.
Dans un communiqué qui a fait la une des médias congolais, il a ordonné des poursuites contre M. Kabila, mais aussi la saisie de ses biens mobiliers et immobiliers. Bien plus, les proches de l’ancien chef de l’Etat font l’objet de restrictions de mouvement.
Le camp de Joseph Kabila balaie ces accusations d’un revers de la main, dénonçant un « abus de pouvoir » et un « musellement politique ». Il affirme que l’ancien président n’a pas séjourné à Goma. Pourtant, les autorités reprochent à M. Kabila son « attitude ambiguë » face à la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. En fait, Kinshasa perçoit mal son silence sur la guerre en cours.
Visiblement, les relations se sont davantage crispées entre le président Tshisekedi et son prédécesseur. Mercredi, Marie Olive Lembe, épouse de Kabila, a dénoncé des actes de pillage et d’intimidation de militaires congolais sur la ferme familiale de Kundelungu. Toutefois, les autorités n’ont toujours pas réagi.
Joseph Kabila, avare de paroles, qui a enchaîné les prises de parole ces derniers jours, n’a réagi depuis le début de cette escalade. Mais son parti affirme que son leader est persécuté pour avoir snobé les consultations pour un gouvernement d’union nationale.
La Rédaction

