En RDC, Judith Suminwa, Première ministre congolaise, a ordonné des mesures d’urgence pour venir en aide aux populations touchées après une série d’accidents de circulation meurtriers et d’intempéries dévastatrices.
Un communiqué de la Primature rapporte que le ministre de l’Intérieur a été instruit de « mobiliser les secours nécessaires et de renforcer l’appui aux services provinciaux pour une gestion rapide et efficace de la situation ». En fait, c’est après des graves accidents de la route dans les territoires de Kasangulu et de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central.
Le gouvernement assure suivre « avec attention les conséquences désastreuses des pluies torrentielles qui ont frappé le territoire de Fizi, au Sud-Kivu ». Les intempéries ont causé une centaine de morts et d’énormes dégâts matériels, selon l’administrateur du territoire.
Les infrastructures routières sont également mises à rude épreuve. Une partie de la chaussée de la route « By-Pass » à Mont-Ngafula, un axe majeur reliant Kinshasa au Kongo Central, a été emportée par les pluies au début du mois, perturbant fortement la circulation.
Ces récentes catastrophes s’inscrivent dans une série d’événements météorologiques extrêmes ayant frappé la RDC ces derniers mois. En avril, des inondations meurtrières à Kinshasa ont causé la mort d’au moins trente-trois personnes, détruisant des habitations, inondant plus de 200 ménages et nécessitant l’hospitalisation de quarante-six personnes, selon le ministère de l’Intérieur.
Face à cette crise récurrente, les autorités ont réaffirmé leur interdiction de construire dans les zones à risque. Le gouvernement provincial de Kinshasa pointe du doigt les constructions anarchiques comme l’une des principales causes des inondations meurtrières et a lancé des initiatives de démolition de ces constructions illégales dans divers quartiers de la ville.
Ephraïm Kafuti

