Pneus brûlés, accrochage entre étudiants et forces de l’ordre, tirs à gaz lacrymogènes, cris de colère… Lundi 24 février, les étudiants de l’Institut supérieur de techniques appliquées (ISTA) ont manifesté pour dénoncer la majoration de frais académiques et l’imposition de payer en dollars américains.
Selon des témoignages, la situation a dégénéré lorsque les autorités de cet établissement ont ordonné un contrôle rigoureux des étudiants de première année (L1 LMD). Jusque-là, pas encore en règle avec leurs frais de scolarité. Mais des étudiants auraient refusé de se soumettre au contrôle et de quitter la cour de l’établissement. La police est intervenue.
« Quand les policiers sont entrés dans la cour de l’ISTA, c’est à ce moment-là que les échauffourées ont éclaté. D’autres promotions et classes montantes ont commencé à jeter des pierres aux policiers », raconte à Sahutiafrica Aris Kodaso, un étudiant de l’ISTA en L3 LMD. D’après lui, les étudiants ont mal perçu cette intervention de la police.
Des sources rapportent que trois étudiants auraient été tués par balle lors de ces affrontements. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des étudiants en colère criant « poursuivons-les, poursuivons-les ».
Mais une autre source parle d’un seul mort et de deux blessés graves. Plus tard dans la journée, Thérèse Sombo, ministre congolaise de l’Enseignement supérieur, a assuré qu’aucun étudiant n’est mort.
La police fait état de trois blessés et de huit manifestants qui ont été interpellés. Les blessés ont été acheminés à l’hôpital pour des soins.
Ephraïm Kafuti

