Principal accusé de l’affaire du détournement présumé de fonds destinés au projet pilote du parc agro-industriel de Bukanga lonzo, Augustin Matata Ponyo ex-premier ministre et candidat déclarée à la présidentielle de 2023, ne s’est pas présenté devant la Cour constitutionnelle ce lundi 21 août.
Après une très longue attente, l’audience n’a été que d’une courte durée. Ce procès retransmis en direct à la chaîne nationale a commencé les après-midis. Sans Matata Ponyo, représenté par ses avocats. Christo Grobler, homme d’affaires sud-africain et Deogratias Mutombo, ancien gouverneur de la banque centrale, y ont pris part sur le banc des accusés.
Augustin Matata n’a pas rallié Kinshasa, capitale congolaise, depuis près de deux mois. Ce dernier séjourne dans son fief politique de Kindu. Dans l’ouverture de cette affaire, il se fait représenter devant la Cour par ses avocats, selon ses proches.
Mais pour le président de la cour, il n’est pas possible de régulariser la procédure aussi longtemps que le responsable n’est pas présent. « Vous êtes avocats, vous le savez bien que si votre procédure n’est pas régulière, vous pouvez ou ne pas rester dans la salle », réplique le juge président aux avocats de M. Matata, qui demandait la parole.
Le président de la Cour a renvoyé la prochaine audience pour le 4 septembre. Le temps pour la justice de bien mentionner les adresses de M. Matata Ponyo et de son coaccusé M. Grobler pour régulariser la procédure pour que l’affaire soit en état d’être jugé.
Joe Kashama

