Jeudi 27 février, Maxime Prévot, ministre belge des Affaires étrangères, a échangé avec l’opposant Moïse Katumbi autour de la situation politique et sécuritaire en RDC, marquée par la percée de rebelles du M23 dans les deux principales villes de la région du Kivu, Est de la RDC.
Selon Maxime Prévot, cette rencontre s’inscrit dans une volonté d’être à l’écoute des diverses sensibilités politiques et de l’importance du rôle d’une opposition républicaine dans tout système démocratique.
Il ajoute avoir saisi l’occasion pour « confirmer la mobilisation de la Belgique en faveur de la défense de l’intégrité du territoire congolais », mais aussi « l’appel à des réformes en matière de gouvernance et pour l’organisation d’un dialogue pour renforcer la cohésion nationale ».
« Je salue son écoute attentive sur les questions liées à la gouvernance et aux réformes indispensables pour l’avenir du peuple congolais », a réagi l’opposant Moïse Katumbi de son côté.
Cette rencontre intervient dans un contexte de tension croissante entre la Belgique et le Rwanda. Peu avant le 11 février, la Belgique avait déjà exprimé son intention de durcir le ton envers Kigali, exigeant le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais, où elles sont accusées de soutenir les rebelles du M23.
Bruxelles appelle désormais à des sanctions internationales contre le Rwanda, qu’elle qualifie « d’agresseur ». Le ministre Prévot a précisé que la Belgique entend utiliser le levier de la coopération avec le Rwanda, y compris la suspension des aides financières, pour signifier sa profonde indignation face à la situation en RDC.
Pendant ce temps, la situation sur le terrain reste extrêmement préoccupante pour la population civile. Des sources locales rapportent que des morts ont été signalés ce 27 février à Bukavu lors d’un meeting populaire organisé par l’organisation rebelle M23/AFC.
Ephraïm Kafuti

