Mardi 27 août, le Haut-commissariat des Nations unies (HCR) a appelé au respect du retour volontaire des réfugiés congolais et rwandais dans l’est de la RDC.
Le groupe antigouvernemental M23 soutenu par le Rwanda s’est emparé des grandes villes de Goma en janvier et Bukavu en février au terme d’une offensive éclair. En juin, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé le M23 d’avoir déporté « plus de 1.500 personnes » vers le Rwanda, et d’avoir exercé des pressions sur le HCR pour participer à l’opération, ce que le Rwanda n’est pas.
En visite mardi à Kinshasa, capitale de la RDC, Filippo Grandi, Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, a déclaré qu’un groupe de « 533 réfugiés rwandais » vivant en RDC ont été rapatriés ces deux derniers jours au Rwanda sous la supervision du HCR. Cette opération a été réalisée « avec l’autorisation des deux Etats », at-il précisé.
Selon M. Grandi, le Rwanda et la République démocratique du Congo « se sont mis d’accord » pour effectuer des rapatriements, malgré les vives tensions entre les deux pays, qui ont signé un accord de paix fin juin à Washington. M. Grandi s’exprimait à la sortie d’une audience avec le président congolais Félix Tshisekedi à Kinshasa.
Depuis deux ans, M. Tshisekedi a demandé au HCR de « revitaliser le dialogue tripartite avec le Rwanda » en ce qui concerne le retour volontaire des réfugiés dans leurs pays d’origine, a déclaré à la presse Filippo Grandi. « Dorénavant j’espère que tout le monde va respecter ce caractère volontaire du retour », at-il ajouté.
« Il y a eu des aspects de ce mouvement qu’on ne souhaite pas voir répétés, par exemple le manque de vérification du caractère volontaire du retour », a dit le Haut-commissaire, en faisant allusion aux dénonciations de Human Rights Watch.
AFP/Sahutiafrica

