«L’ambiance du Ramadan est le seul moyen de répandre le soulagement et la joie chez les croyants en cette période de crise sanitaire et économique. À cause du couvre-feu, la prière de la nuit (Taraweh) est réduit dans les mosquées et beaucoup sont obligés de prier depuis leurs maisons», confie Sheikh Issa Kassim, imam d’une mosquée la cinquantaine révolue.
En RDC, le ramadan, ce mois de jeûne pour les musulmans, débute ce mardi 13 avril. Cette année, le Ramadan s’ouvre dans un contexte économique et sanitaire difficile. Dans les mosquées, les dispositions sont prises pour faire observer le respect des mesures sanitaires, question d’éviter la propagation du COVID-19. «Le mois de Ramadan semble avoir perdu de son éclat. J’avais l’habitude d’acheter des vivres avant le début du jeûne, mais actuellement je n’ai rien de conséquent pour rompre le jeûne avec ma famille», se désole Mohamed Ntumba, un père de famille.
«L’afflux d’acheteurs a radicalement baissé depuis le Ramadan de l’année dernière. Cette rue était autrefois pleine de vie, la vente est difficile à cause de la crise mais j’ose croire que ça ne sera pas le cas cette année », espère Fousseni Yaressi, un commerçant d’origine malienne.
Ali Maliki

