Près de douze journalistes, dont un responsable d’une chaîne YouTube critique à l’égard du gouvernement éthiopien ont été arrêtés. L’annonce a été faite par Reporters sans frontières (RSF) lundi 12 juillet. D’après cette organisation, aucune «explication n’a été fournie lors de leurs arrestations». RSF exige leur «libération immédiate et inconditionnelle».
«Nous condamnons ces arrestations massives de journalistes, qui visent clairement à dissuader les reportages indépendants sur la guerre du Tigré», a déclaré Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.
«Ces arrestations, menées de manière totalement opaque, sont d’autant plus choquantes que, il y a quelques mois à peine, le parlement éthiopien a voté une nouvelle loi sur les médias dépénalisant la plupart des délits de presse», a-t-il ajouté.
Le 30 juin dernier, plus de dix employés d’un site d’information éthiopien ont été arrêtés et placés en détention sans avoir été jugés.
Selon le RSF, l’environnement des journalistes en Éthiopie n’a cessé de se dégrader ces derniers mois. L’Éthiopie a été classée 101e sur les 180 pays en matière de liberté de la presse.
Ali Maliki

