Plusieurs milliers de sympathisants de l’opposition sénégalaise se sont rassemblés à Dakar, capitale du Sénégal, mardi 14 mars. C’est la première étape d’une grande mobilisation annoncée contre le pouvoir et en soutien à Ousmane Sonko, candidat déclaré à la présidentielle de 2024, avant son procès ce mercredi 15 mars.
Selon les organisateurs, « ce rassemblement et cette mobilisation prévue visent à faire cesser l’instrumentalisation de la justice ainsi que les arrestations arbitraires ».
Présent au rassemblement, l’opposant Ousmane Sonko a déclaré à une foule en liesse, qu’en « 2024, personne ne pourra nous empêcher de prendre ce pays pour le diriger ».
« Le 14, le 15 et le 16, autorisation ou pas, nous ferons face à Macky Sall, à sa police et sa gendarmerie. Moi, je ne crois pas aux institutions de Macky Sall parce que lui-même ne les respecte pas », a-t-il affirmé, tout en invitant ses soutiens à venir massivement le soutenir au tribunal jeudi.
Les dossiers judiciaires ouverts contre l’opposant Ousmane Sonko et la risque d’annulation qui pèse sur sa candidature à la prochaine présidentielle, tout comme le doute que le président Macky Sall entretient sur son intention de briguer ou non un troisième mandat, sont les principales sources de crispations au Sénégal ces derniers mois.
Lundi dernier, l’Alliance pour la République, le parti au pouvoir, a accusé Ousmane Sonko et son parti, le Pastef, de logique insurrectionnelle. Le camp au pouvoir estime que M. Sonko et son parti tentent de se soustraire à la justice par la violence.
Dinho Kazadi

