« Il n’y aura pas d’élection dans ce pays, ou alors ce sera dans un chaos indescriptible si par des combines judiciaires le président Macky Sall voulait empêcher ma candidature », a déclaré Ousmane Sonko, farouche opposant au président Macky Sall, condamné à deux ans de prison ferme dans une affaire de mœurs, à France 24.
L’opposant, bloqué dans sa résidence depuis mai dernier, réagit à la décision du président Sall de ne pas briguer un troisième mandat. Pour lui, le président Macky Sall n’a pas abdiqué parce qu’il serait un démocrate, mais sous la pression de son peuple et internationale.
« Beaucoup de gens ont félicité le président sortant pour avoir respecté simplement la Constitution de ce pays. Certains ont même parlé de l’exception sénégalaise. C’est triste pour l’Afrique », a dit Ousmane Sonko.
D’après lui, les pays comme, « la Mauritanie, le Cap-Vert, le Ghana, le Niger, le Nigeria sont plus exemplaires, car ils ont tendance à donner l’exemple avec des alternances démocratiques où les présidents sortants ne se représentent pas et respectent leurs Constitutions ».
Ousmane Sonko réclame des élections libres, transparentes et inclusives. Et, tout en réfutant tout contact officiel ou officieux avec le président Macky Sall, il lui a souhaité de terminer ce mandat en beauté et de pouvoir partir dans la sérénité, lui et sa famille.
Dinho Kazadi

