Le pré-dialogue entre la junte militaire au Tchad et de mouvements politico-militaires a été repoussé. C’est ce qu’ont annoncé les sources diplomatiques, qui séjournent à Doha au Qatar dimanche 27 février. Ces sources confient que ces négociations devraient avoir lieu dans les prochains jours.
Selon une source, qui suit les négociations sous l’anonymat cité par l’AFP, « quelques délégations se trouvent déjà à Doha, mais les pourparlers n’ont pas commencé ». Des problèmes logistiques et de coordination entre les autorités tchadiennes et Qatar, qui abrite cette rencontre avant le dialogue national inclusif prévu en mai prochain, sont avancés pour justifier ce nouveau report.
Des sources tchadiennes proches des négociations ont affirmé à N’Djamena, sous couvert de l’anonymat, que la junte insistait pour faire inviter à Doha plus de quatre-vingt chefs et cadres des vingt-trois mouvements armés rebelles qu’elle a recensés, ce que le Qatar, dans un premier temps, a refusé, a rapporté l’AFP. D’autres sources évoquent les difficultés à pourvoir de documents de voyage chacun des invités, disséminés dans le monde entier ou dans leurs repaires en Libye et au Soudan, renseigne la même source.
Le général Mahamat Idriss Déby, qui a pris le pouvoir en avril 2021 après la mort de son père, affirme avoir tendu la main à l’opposition civile et militaire. Après sa prise du pouvoir, le président du Conseil militaire de la transition (CMT) a promis d’organiser un dialogue national inclusif censé déboucher sur des élections libres et démocratiques.
Mais le pré-dialogue avec les mouvements politico-militaires reste un préalable au dialogue national. L’approche de cette rencontre de Doha, Timman Erdimi, chef de l’Union des forces de la résistance (UFR), aurait exprimé sa volonté de faire un coup d’État au Tchad, selon une conversion qui a fuité sur les réseaux sociaux.
Trésor Mutombo

