Les discussions de Doha au Qatar se terminent par un échec, déplorent les groupes armés non signataires de l’accord de paix avec la junte au pouvoir à N’Djamena ce lundi 8 août. Ils annoncent la création d’un cadre permanent de concertation et de réflexion.
Modification de la charte de transition, réforme et mise sur pied d’une armée républicaine et libération immédiate des prisonniers d’opinion et de guerre. Ces revendications n’ont pas été prises en charge, selon les groupes armés non signataire de l’accord.
« Dès le début que la délégation du gouvernement n’avait nullement l’intention de mener de vraies discussions devant aboutir à un accord de paix qui nous aurait permis d’assister au dialogue national inclusif et souverain (DNIS) », rapporte le communiqué.
Ils affirment tout de même être ouverts « aux discussions à tout moment et en tout lieu pour l’intérêt supérieur de notre pays dévasté par plusieurs décennies de guerre ».
Ce lundi 8 août, le général Mahamat Idriss Déby, chef de la junte au pouvoir, a signé un accord de paix avec une quarantaine de groupes armés à Doha au Qatar après cinq mois de discussions. Mais le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), un des principaux groupes armés, a refusé de signer cet accord.
Pourtant, le pré-dialogue avait pour objectif de ramener les groupes armés au dialogue national inclusif prévu à N’Djamena, capitale tchadienne, le 20 août prochain.
Trésor Mutombo

