Au Zimbabwe, des dizaines d’éléphants sont morts de soif dans le parc national de Hwange après la sécheresse provoquée par le changement climatique et le phénomène climatique mondial El Nino qui assèchent les points d’eau.
Le responsable des autorités des parcs et de la faune du Zimbabwe (Zimparks) indique que Hwange n’est traversé par aucune rivière majeure. Selon lui, les animaux dépendent de forages alimentés par l’énergie solaire.
« Nous dépendons de l’eau artificielle parce que nos eaux de surface ont diminué. Comme les éléphants dépendent de l’eau, nous enregistrons davantage de décès », a déclaré Daphine Madhlamoto, écologiste principale du Zimparks au parc national de Hwange, cité par Reuters.
Les responsables du parc ajoutent que d’autres éléphants sont morts dans la brousse, constituant ainsi des proies faciles pour les lions et les vautours. Mais, les défenseurs de l’environnement craignent d’en perdre encore davantage.
À Hwange, la population d’éléphants est de 45 000 individus. Un éléphant adulte a besoin de 200 litres (53 gallons) d’eau par jour. Mais avec la diminution des sources d’eau, les pompes solaires des 104 forages ou puits n’ont pas été en mesure de puiser suffisamment d’eau.
Zimparks confie que les animaux sont obligés de parcourir de longues distances pour chercher de l’eau, de la nourriture. D’après cette source, plusieurs troupeaux d’éléphants ont traversé la frontière vers le Botswana voisin.
Les groupes de conservation tentent de fournir plus d’eau en dessablant les points d’eau et en pompant plus d’eau via des puits solaires pour aider à faire face à cette crise.
En fait, le phénomène El Nino saisonnier qui provoque un temps plus chaud et plus sec tout au long de l’année, a été exacerbé par le dérèglement climatique, selon les scientifiques.
Au Zimbabwe, la saison des pluies s’étend de novembre à mars. Mais, il n’a pratiquement pas plu cette année. Les services météorologiques du Zimbabwe affirment que la sécheresse devrait se poursuivre jusqu’en 2024. Selon Zimparks, le Zimbabwe compte une population d’éléphants de près de 100 000 individus. Ce dernier temps, il ne peut accueillir qu’un peu plus de la moitié d’entre eux.
Josaphat Mayi

