Près de 135.000 enseignants des écoles publiques vont être suspendus pendant trois mois sans solde pour ne pas s’être présentés au travail lors de l’ouverture des écoles. C’est ce qu’a décidé le ministère zimbabwéen de l’Education jeudi 10 février. La décision est intervenue un jour après que les syndicats des enseignants aient rejeté la hausse de salaire de 20% du gouvernement qu’ils ont qualifiée de « rien retentissant » et maintenu leur demande d’un équivalent de près de 540 Usd.
Mais l’association des infirmières menacent aussi de rejoindre les enseignants en grève, indiquant que les revendications des secteurs de l’éducation sont similaires aux leurs. « Au lieu d’instaurer un dialogue, le ministère a agi d’une manière qui est non seulement insensible aux enseignants, mais en tout état de cause illégale, car la suspension n’a aucun fondement en droit. Le sort des enseignants est le sort de tous les membres de la fonction publique. Ce n’est un secret pour personne que le coût de la vie ordinaire a considérablement augmenté et que le coût est désormais indexé sur le dollar américain », a rapporté le communiqué.
Depuis 2018, le vice-président zimbabwéen Constantino Chiwenga, a licencié plus de 15.000 infirmières qui s’étaient mises en grève. Ce pays d’Afrique australe fait partie des dix pires Etats en matière de protection des droits des travailleurs, selon la Confédération syndicale internationale (CSI).
La Rédaction

