«C’est un désarroi total parce qu’on nous a tant chantés l’État de droit. Mais la réalité est que nous sommes dans une jungle où un régime malsain ne sait pas déchiffrer les péchés du gouverneur Zoé Kabila, qui est l’un de rares gouverneurs, se donnant corps et âme pour redonner une nouvelle figure à la province du Tanganyika», a déclaré Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti de Joseph Kabila, à Sahuti Africa ce vendredi 07 mai.
Il affirme que la destitution de Zoé Kabila est un «complot contre la démocratie». Et dénonce une main noire du président Félix Tshisekedi. D’après lui, Zoé Kabila est destitué pour avoir dit non à l’Union sacrée. «Le fait que la présidence soit derrière la destitution du gouverneur Zoé Kabila de manière malsaine est un complot contre la démocratie et la République», a-t-il dit. «C’est une dérive dictatoriale et un danger contre la République», a-t-il indiqué.
Ferdinand Kambere annonce qu’ils vont saisir des instances judiciaires contre cette destitution. Il ajoute que Zoé Kabila était à Kinshasa au moment de sa déchéance où il était officiellement invité sans avoir la possibilité de retourner à Tanganyika. «Nous ne tolérerons pas cette dérive dictatoriale», a-t-il lâché.
Jeudi 06 mai, Zoé Kabila, jeune frère du président Kabila, a été destitué de son poste de gouverneur de la province du Tanganyika. Cette province est située dans le sud-est de la RDC. Treize députés provinciaux sur vingt-trois ont voté pour sa déchéance. Ces députés provinciaux accusent Zoé Kabila de mauvaise gestion, d’incompétence. Mais aussi d’une mauvaise gouvernance.
Ali Maliki

