«Par le recours à l’escalade de la répression, qui touche le Hirak pacifique, le pouvoir montre l’échec de sa feuille de route politique et son incapacité à offrir une solution à la crise qui secoue le pays», a déclaré Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH, à l’AFP ce lundi 24 mai. D’après cet activiste des droits de l’homme, «les élections législatives ont déjà perdu toute crédibilité et légitimité».
Saïd Salhi affirme que les législatives se déroulent sur fond de fermeture du champ démocratique. Mais aussi médiatique. Il dénonce le verrouillage de l’espace public ainsi que l’absence de la liberté d’expression. Il indique que soixante-deux personnes ont été interpellées dans le cadre de marches ou tentatives de marches.
«L’Algérie vit une dérive autoritaire inquiétante et les acquis démocratiques arrachés avant même la chute d’Abdelaziz Bouteflika sont menacés», a-t-il dit.
Alors que la campagne électorale de législatives a débuté, le climat politique est toujours crispé en Algérie. Le mouvement Hirak appelle au boycott du scrutin. Et poursuit des manifestations. Il exige un changement radical du système politique dans le pays. Depuis le 09 mai dernier, le ministère de l’Intérieur a décidé d’obliger les organisateurs des marches du Hirak à déclarer au préalable les manifestations auprès des autorités. Une décision rejetée par les manifestants. Depuis les manifestations ont été empêchées à Alger, capitale algérienne. Plusieurs personnes ont été arrêtées.
Trésor Mutombo

