Chaque matin à Brazzaville, des jeunes gens sont nombreux dans les kiosques des sociétés de pari. Au rond-point Mongali notamment, un quartier de Brazzaville, une société a emménagé une grande salle pour ses clients parieurs. Un grand téléviseur diffuse en continu différentes compétitions européennes de football.
Il n’y a pas que le football européen. Il y a aussi plusieurs compétitions dont les rencontres sont diffusées sur les écrans. Et les parieurs suivent ces différentes rencontres pour mieux miser sur les pronostics de matchs à venir. Plusieurs points de pari sont installés à Brazzaville, dans les quartiers Mpila, Poto-Poto, etc. Le matin et le soir, ces sont les moments de fortes affluences.
Cette activité fait des heureux grâce aux gains plus ou moins intéressants que ces paris rapportent. Les paris foot essentiellement, sont devenus la première activité des jeunes voire celle de certains adultes à Brazzaville. Avec un ticket de 200 Francs CFA (3 Euros), le parieur à le choix de miser sur les matches de son choix.
« Je ne vis qu’avec ce que me rapportent les paris. J’ai des gains sont intéressantes. Je ne gagne pas toujours à tous les coups. Mais en mai dernier par exemple, j’avais validé un ticket qui m’a payé 475.000 Francs CFA (712,5 Euros). C’est dire combien cela devient incontournable pour moi », a expliqué Ulrich Mpassi, un sans-emploi rencontré à Brazzaville dans une salle de pari.
Alors que les différents paris sont appréciés à Brazzaville, certaines personnes y voient un danger pour la jeunesse. « J’ai récemment eu une dispute avec un de mes beaux-frères qui a commencé à entraîner mon garçon de 13 ans aux paris. J’ai sermonné l’enfant en lui privant de son téléphone pendant deux jours. Ce qui m’effraie c’est la dépendance que ces jeux développent », s’inquiète Berenice Bissouékolo, une mère de famille.
Pourtant, en Europe notamment, les sociétés de pari mettent en garde contre les effets de dépendance aux jeux de hasard. Chose qui n’est pas toujours règlementée à Brazzaville. Sur les différentes affiches des sociétés de pari, il est aussi indiqué que ces jeux sont interdits aux moins de 18 ans. Un avertissement qui n’est pas respecté des parieurs, qui sont parfois mineurs.
Achille Tshitoko

