Melikova Mahim, Malikova Maryam et Maliko Nubar. Telles sont les athlètes d’escrime d’origine azerbaïdjanaise naturalisées congolaises. Lundi 4 avril, la Fédération internationale d’escrime (FIE) a autorisé leur changement de nationalité, selon une correspondance adressée à la Fédération congolaise d’escrime (FCE).
Nubar, sœur aînée, devra participer à la Coupe du monde 2022 de la spécialité à Belgrade en Serbie. Maryam, quant à elle, sera au rendez-vous du Grand prix d’Egypte le 29 avril. A partir du 15 mai, elle disputera avec sa sœur Mahin le Mondial des jeunes à Dubaï aux Emirats Arabes unis.
Si l’arrivée de ces athlètes azerbaïdjanaises est un renfort pour la RDC, quelle est la politique de la FCE pour promouvoir les talents locaux ? « La fédération a opté pour la politique d’envoyer les athlètes, qui sont en fin de carrière en stage. Certains vont en Algérie et d’autres au Sénégal. Là-bas, ils sont formés pour devenir maîtres d’armes. Ils rentrent au pays pour former des athlètes », explique à Sahutiafrica Jérémy Yankole, chargé de communication de la FCE.
Il affirme tout de même que « la RDC n’a pas un centre de formation d’escrime ». « Les entraîneurs, qui sont ici au pays vont devoir former les athlètes dans les ententes pour avoir des athlètes performants », confie M. Yankole. Depuis le 17 mars dernier, Pitsou Bolenge, épéiste congolais, séjourne en France où il effectue un stage en prélude dans le cadre de préparatifs de JO de Paris en 2024.
Trésor Mutombo

