Jeudi 7 juillet, l’Angola a inauguré à Luanda, capitale angolaise, un nouveau site multipliant par quatre la production de sa seule raffinerie, afin de réduire sa dépendance aux importations de carburant alors que le pays est producteur de pétrole.
La nouvelle installation, construite avec le soutien du géant italien Eni, portera la production de carburant de l’Angola à 1,58 million de litres par jour. Elle doit contribuer à réduire de 15% ses importations annuelles, selon la compagnie pétrolière nationale Sonangol.
Cette installation est l’un des nombreux projets à plusieurs millions de dollars initiés par le président Lourenço. Ce dernier assure que « des projets de construction de trois autres raffineries sont en cours ».
« Produire du carburant en grande quantité peut nous permettre de bonnes rentrées d’argent. Et de ne plus dépenser en importations », a dit le chef de l’Etat angolais.
L’Angola est le deuxième exportateur de pétrole d’Afrique subsaharienne, après le Nigeria. Mais, selon les chiffres officiels, le pays ne produit qu’environ 20% des produits raffinés dont il a besoin. Une grande partie des quelque 33 millions d’Angolais vivent dans la pauvreté et bénéficient peu de la manne pétrolière locale.
François Kitoko

