Le nombre d’épidémies zoonotiques, comme la variole du singe, ont augmenté de 63% ces dernières années en Afrique, a alerté l’Organisation mondiale (OMS) dans un communiqué jeudi 14 juillet.
« L’Afrique est confrontée à un risque croissant d’épidémies causées par des agents pathogènes zoonotiques, tels que le virus de la variole du singe qui est apparu chez les animaux avant de changer d’espèce et d’infecter les humains », rapporte le communiqué de l’organisation onusienne.
Selon l’OMS, 30% des événements de santé publique avérés étaient des épidémies de zoonoses. « Ces chiffres ont augmenté au cours des deux dernières décennies, mais un pic particulier a été enregistré en 2019 et 2020, lorsque les agents pathogènes zoonotiques ont représenté environ 50 % des événements de santé publique », indique cette source.
L’organisation onusienne explique cette hausse d’épidémies zoonotiques par la croissance rapide de populations en Afrique. L’OMS indique que « la croissance démographique entraîne également une urbanisation croissante et un empiètement sur les habitats de la faune sauvage ».
« Les liaisons routières, ferroviaires, maritimes et aériennes s’améliorent (…), ce qui accroît le risque de propagation des épidémies de zones reculées vers les grandes zones urbaines », précise le communiqué de cette institution.
Selon l’OMS, la maladie à virus Ebola et d’autres fièvres hémorragiques virales constituent près de 70 % de ces épidémies, notamment la dengue, le charbon, la peste, la variole du singe, et une série d’autres maladies constituent les 30 % restants.
François Kitoko

