Sous pression après le putsch du 30 septembre, le colonel Paul-Henri Damiba a finalement accepté de démissionner. Cette information a été confirmée par des chefs religieux dans un communiqué publié dimanche 2 octobre.
D’après cette source, M. Damiba a accepté de rendre le tablier pour « éviter des affrontements aux conséquences humaines et matérielles graves ». Déjà le samedi, le désormais ancien chef de la junte avait appelé les putschistes à revenir la raison « une guerre fratricide dont le Burkina Faso n’a pas besoin dans (le) contexte » des violences djihadistes qui minent le pays depuis 2015.
Mais le colonel Damiba a posé des conditions avant sa démission. Il s’agit notamment de la garantie de la sécurité et de la non-poursuite, des militaires engagés à ses côtés, la garantie de sa sécurité et de ses droits, ainsi que ceux de ses collaborateurs, mais aussi le respect des engagements pris avec la Cédéao pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Ces conditions ont été acceptées par le capitaine Ibrahim Traoré, l’homme fort du Burkina, depuis vendredi soir. L’histoire de Damiba à la présidence se termine. C’est un règne qui n’a duré que huit mois. Le colonel, qui a pris le pouvoir par un coup d’Etat, est lui-même aussi emporté par un coup d’Etat. Cette fois-ci, c’est un capitaine, qui est au-devant de la scène : Ibrahim Traoré. Une fin de règne sans gloire pour Damiba comme lorsqu’il a renversé le président Christian Kaboré le 24 janvier avec la promesse d’endiguer la montée de la menace djihadiste.
La Rédaction

