Des cris de joie, une grogne d’ovation à la fin du long-métrage « Malik la légende d’Ankoro », une fiction d’un réalisateur congolais projetée à la deuxième édition du festival Y’Afrika vendredi 14 octobre à l’institut Français de Kinshasa, capitale congolaise.
Quelques minutes avant la projection du film, un calme silencieux s’est observé dans la salle. Des lumières sont éteintes et tous les regards restent figés sur l’écran géant.
La famille déchirée pour le trône
Anxiété, concentration, le rire aussi. Une centaine des personnes venues dans la soirée inaugurale de la deuxième édition du festival Y’Afrika, sont impatientes de voir l’issue de cette fiction.
Cette dernière raconte l’histoire d’un conflit né entre enfants du roi dont deux filles et un garçon sont prêts à s’entretuer pour la succession de leur père à la tête du royaume d’Ankoro.
Askia, l’aînée de la famille, était préparée pour succéder à son père. Mais Malik, son frère cadet, naquit au moment où sa sœur était déjà prête pour le trône. Malgré sa prise de pouvoir, le trône réclame toujours Malik.
Malik le roi
Malaïka, l’autre fille qui a elle-même tué son père le roi, était aussi animée par le désir de prendre le trône. Afin de prouver à son défunt père qu’elle était aussi capable de se battre et diriger le royaume. Malgré sa malice et la puissance d’Askia, Malik a en fin de compte pris le trône qui lui revenait de droit selon la tradition de ce royaume imaginaire d’Ankoro.

« Ces ovations traduisent une sorte de récompense. Ce film est presque une année de travail. Merci à Y’Afrika de m’offrir l’opportunité de faire découvrir à tous, notre savoir-faire » confie à Sahutiafrica Justin Nyembo, réalisateur du film.
D’après lui, ce film tourné en français, mais aussi surtout en lingala, et même en swahili, a pour but de mettre l’accent sur la culture congolaise.
Le xalam en sourdine
« En réalisant cette fiction, je voulais montrer au reste du monde ce que nous, congolais, sommes capables de faire. L’idéal, c’est de mettre notre culture en avant », dit-il. Il compte sur l’appui des personnes de bonne volonté pour lui permettre de mettre ce film à la portée de tous dans les chaînes de télévision locales et internationales.
Pour une soirée qui a débuté sur les douces musiques jouées avec les instruments purement africains notamment le xylophone et le xalam, guitare traditionnelle wolof au Sénégal, « l’issue est à la hauteur », a livré une jeune fille. Elle semble très heureuse. Même si elle ne veut pas donner son nom. Elle affirme avoir « adoré » toutes les quatre projections de la soirée. Mais elle a un penchant pour « Malik ».
La soirée a été agrémentée par trois bandes dessinées avant le film de la clôture. Selon Mira, les enfants ses sont aussi régalés dans ce festival dans les avant midi. « La journée de clôture s’annonce alléchante au regard de surprise réservée au public », a annoncé l’animatrice de la soirée avant de dire à bientôt.
Joe Kashama

