Jacob Zuma, ancien président sud-africain, a accusé le président Cyril Ramaphosa d’avoir acheté son poste à la tête du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud. C’était lors d’un rassemblement de ses soutiens à Durban dimanche 06 novembre.
« Cyril Ramaphosa a été clairement accusé d’avoir dépensé beaucoup d’argent pour acheter son poste de président de l’ANC », a dit M. Zuma. Il avait déjà formulé ces mêmes accusations en janvier dernier et avait accusé Cyril Ramaphosa de trahison et d’être corrompu.
Il estime même que Cyril Ramaphosa a manipulé le processus démocratique.
Des accusations qui ne passent pas inaperçues au moment où l’ANC s’apprête à se réunir en décembre prochain afin de décider de l’investiture ou non de Cyril Ramaphosa candidat à un second mandat lors de l’élection présidentielle de 2024, ce qui passe par sa réélection à la tête du parti.
Le financement de la campagne de Cyril Ramaphosa pour la direction de l’ANC en avait déjà suscité des polémiques en 2017. En effet, le dirigeant sud-africain avait notamment été accusé d’avoir menti au Parlement sur une donation d’environ 28.000 euros d’un groupe industriel, avant d’être blanchi par la Cour constitutionnelle.
En outre, Cyril Ramaphosa est visé par une enquête autour de mystérieuses sommes en liquide découvertes au cours d’un cambriolage dans l’une de ses propriétés. Dans la tourmente, le dirigeant sud-africain attend les résultats de l’enquête qui va être menée par une commission indépendante désignée par le Parlement. Les résultats pourraient amener le parlement à voter pour la destitution du chef d’Etat sud-africain.
Dinho Kazadi

