Au Botswana, le gouvernement juge « scandaleuse » et « malheureuses » la dernière sortie médiatique d’Ian Khama, ancien président, qui a accusé son successeur d’autoritarisme et de menace pour la démocratie.
Récemment dans les colonnes de l’AFP, Ian Khama a affirmé que son successeur Mokgweetsi Masisi « a totalement sapé la démocratie, les droits de l’homme, l’Etat de droit et s’est immiscé dans le système judiciaire ».
Mardi, le gouvernement a réagi à ces accusations, dans un communiqué, il a estimé qu’elles sont « scandaleuses et malheureuses, politiquement motivées et avec pour seul objectif de ternir la bonne image du Botswana ».
« Le Botswana est un État-nation démocratique, qui respecte et observe scrupuleusement l’État de droit ainsi que les principes de bonne gouvernance et adhère à la culture des droits de l’homme », a ajouté le communiqué.
Ian Khama, ex-président botswanais, séjourne actuellement à Johannesburg en Afrique du Sud. Il a quitté le pouvoir en 2018 après deux mandats, en faisant de M. Masisi le candidat désigné pour prendre la relève. Ce qu’il dit avoir été « une erreur ».
Il a promis de revenir vite dans son pays pour mener campagne féroce afin de détrôner son successeur et reprendre les rênes du pays lors de la présidentielle l’an prochain.
Le Botswana est un des rares terreaux de la démocratie en Afrique. Stable depuis son indépendance de l’Angleterre il y a près de 60 ans, le pays est un gros producteur de diamants au monde.
Dinho Kazadi

