En Guinée, l’exportation de plusieurs produits agricoles pour six mois sous peine d’amendes, voire de poursuites pénales. Cette mesure vise à préserver « la souveraineté alimentaire » et « la quiétude sociale » du pays, selon un communiqué du ministère guinéen du Commerce.
Cette source précise que cette suspension des exportations concerne une quinzaine d’aliments de consommation courante (riz, oignon, pomme de terre, piment sec, piment frais, aubergine, gombo, tomate fraîche, taro, manioc, maïs, farines de manioc et de maïs, igname, patate douce et huile de palme).
En fait, la Guinée exporte habituellement ces produits agricoles dans de nombreux pays ouest-africains. Le ministère du Commerce rapporte que cette décision est liée au souci de préserver les stocks avant les prochaines récoltes, et « pas du tout » à l’expiration lundi de l’accord entre Moscou et Kiev, qui permettait à l’Ukraine d’exporter des céréales, notamment vers l’Afrique, malgré la guerre.
Lundi, Moscou a refusé de prolonger l’accord céréalier signé avec l’Ukraine en juillet 2022 sous l’égide des Nations unies et de la Turquie, et prolongé ensuite à plusieurs reprises, en dénonçant les entraves au commerce des engrais et des produits russes. Cet accord permettait l’exportation des céréales ukrainiennes par la mer Noire en dépit de l’invasion russe, au bénéfice notamment des pays africains.
« Nous rentrons dans une période (de soudure). Il faut remplir nos réserves pour une souveraineté alimentaire, pour préserver la quiétude sociale », a indiqué un responsable du ministère guinéen du Commerce, cité par l’AFP.
La Rédaction

