Après deux jours d’incertitude, le général Abdourahamane Tchiani s’est exprimé à la télévision nationale vendredi 28 juillet où il s’est présenté comme le président du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP) la force qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum.
Il justifie leur passage en force par la seule motivation de sauvegarder « la mère patrie » de « la dégradation de la situation sécuritaire ». Leader des putschistes, le général Tchiani n’avait pas encore pris la parole publiquement. C’était jusque-là le colonel Amadou Abdramane qui s’exprimait au nom du CNSP.
Le désormais chef de la junte a prévenu contre une force que le président déchu serait en train de préparer une force négative pour ses propres intérêts. « Mes chers compatriotes, de toute évidence, les autorités déchues se sont engagées à mettre en place une sorte de milice pour leur seul intérêt », dit-il.
Cette adresse à la télévision nationale intervient après le ralliement de l’armée nationale aux putschistes. Le chef d’État-major, le général Abdou Sidikou Issa, avait annoncé dans un communiqué publié le 27 juillet, que « le commandement militaire des Forces armées nigériennes (FAN) a « décidé de souscrire à la déclaration des Forces de défense et de sécurité » afin « d’éviter une confrontation meurtrière entre les différentes forces ».
Jusqu’à preuve du contraire, le président Mohamed Bazoum reste retenu au palais présidentiel à Niamey par des mutins depuis le jour de l’annonce du renversement de son pouvoir.
Joe Kashama

