« La Constitution est claire. Il appartient à l’assemblée nationale de décider chaque mois de la prorogation de l’état de siège, selon l’évolution de la situation sur le terrain », a déclaré Gratien Iracan, député national élu de Bunia, Est de la RDC, à Sahutiafrica.
Pour lui, la table ronde sur l’état de siège n’a aucun fondement juridique. Pourtant, le président Tshisekedi a ouvert une table ronde à ce sujet lundi 14 août. Il appelle les groupes armés de déposer les armes.
« Nous ne comprenons pas comment une table ronde peut influencer une décision qui devait venir des députés. J’ai l’impression qu’ils ont déjà un plan vis-à-vis de la situation, et organiser cette table ronde, c’est une mascarade », a dit M. Iracan.
« Aujourd’hui, je me demande si l’état de siège évolue sous quel format, alors que l’Assemblée nationale avait déjà fait une recommandation depuis 2021 de levé l’état de Siège. Le peuple avait déjà dit non à l’état de siège juste deux mois après. Le format table ronde vient faire quoi ? », s’interroge l’élu de Bunia.
Selon lui, depuis le 29 septembre 2021, l’Assemblée nationale avait déjà voté une stratégie de sortie de l’état de siège. Il indique que « l’état de siège devrait être levé depuis lors, mais hélas que cela a pris beaucoup de temps ».
« Il n’y a plus des débats à faire et moins encore organiser des tables rondes qui ne serviront à rien. Il faut lever l’état de siège sans aucune condition. Si nous voulons que le pays soit stable, nous devons respecter les décisions prises à l’Assemblée nationale qui est une institution qui représente le peuple. Nous devons respecter le peuple et ne pas imposer nos idées aux peuples contrairement à leurs demandes », affirme Gratien Iracan de Saint-Nicolas.
L’état de siège a été instauré dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri pour endiguer l’insécurité. Mais plus de deux ans après, la situation reste instable.
RK

