À Ouagadougou, le gouvernement a approuvé, jeudi 31 août, un projet de loi qui autorise l’envoi des troupes burkinabè au Niger. Un soutien affiché, mais également un message envoyé à la Cédéao dans son bras de fer avec les putschistes nigériens.
Depuis le coup de force des militaires nigériens qui ont renversé le président Mohamed Bazoum, la communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), n’a exclu aucune option. Elle est prête à intervenir militairement pour rétablir l’ordre au Niger.
C’est dans ce contexte que les putschistes et leurs alliés Maliens et burkinabè affûtent leurs armes et resserrent leurs liens. Au cours du Conseil des ministres présidé par le capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement du Burkina Faso a autorisé l’envoi de ses forces au Niger.
« Sans être belliciste, il faut dire que cet engagement se fait pour prévenir et mener au mieux notre lutte contre le terrorisme et répondre aux aspirations profondes des masses populaires burkinabè », a déclaré Kassoum Coulibaly ministre burkinabè de la Défense. « Ce qui touche à la sécurité du Niger touche fondamentalement à la sécurité du Burkina Faso », a-t-il renchéri.
Bien qu’il va falloir que l’Assemblée législative de Transition adopte ce projet pour que l’envoi ait effectivement lieu. Cette décision des autorités du Burkina Faso est vue comme une nouvelle défiance des militaires à l’égard de la Cédéao.
Dinho Kazadi

