Le retrait de la Monusco ne doit pas être précipité, mais ne doit non plus être retardé, ni gêné par des atermoiements ou faux-fuyant, a annoncé le chef de la diplomatie congolaise dans un communiqué.
Par ce communique, Kinshasa recadre François Grignon, directeur des Affaires politiques de la Monusco. Ce dernier a affirmé qu’un retrait précipité de la mission onusienne pourrait créer « un vide sécuritaire ». Pour Christophe Lutundula, il s’agit « des affirmations tendancieuses ».
La RDC justifie sa position du retrait de la Mission onusienne. « Le ministère des Affaires étrangères de la RDC trouve irrévérencieux et indélicat, pour un fonctionnaire au sein de la Monusco, de s’autoriser d’y répondre à la place de la haute institution onusienne concerné », indique le communiqué du Ministère congolais des Affaires étrangères.
Dans l’est de la RDC, la présence de la Monusco attise des tensions. En fait, cette force est jugée incapable à stabiliser cette région, en proie à l’activisme de groupes armés qui sèment terreur et désolation, tuent, violent, volent, kidnappent et incendient des maisons. La tension est montée d’un cran depuis la résurgence du M23 qui contrôle les territoires de Rusthuru et de Masisi, où ils sont accusés d’avoir massacré des civils.
La semaine dernière, une manifestation à l’appel de la secte mystico-religieuse « Wazalendo » contre la mission onusienne, a été réprimée dans le sang. Bilan ? Une cinquantaine de morts et des dizaines de blessés. « Il serait contreproductif de criminel de continuer à s’accrocher au maintien de cette force onusienne », indique Kinshasa. En juillet 2022, des manifestations anti-Monusco sanglantes et meurtrières ont agité Goma, Béni, Uvira et Butembo.
Trésor Mutombo

