Mardi 12 septembre, la junte nigérienne a annoncé avoir mis fin à un pacte militaire avec le Bénin voisin, l’accusant d’autoriser le déploiement de troupes sur son territoire en vue d’une éventuelle intervention militaire contre le Niger du bloc régional ouest-africain.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale, les autorités militaires ont déclaré que le Bénin avait « autorisé le déploiement de soldats, de mercenaires et de matériel de guerre » dans le cadre d’une éventuelle intervention de la Cédéao.
En conséquence, les nouvelles autorités nigériennes « décident de renoncer à l’accord de coopération militaire avec le Bénin », précise-t-on.
L’organisation ouest-africaine tente de négocier avec les dirigeants du coup d’État du 26 juillet au Niger. Mais elle s’est déclaré prêt à recourir à la force en dernier recours, si les efforts diplomatiques échouent pour rétablir l’ordre constitutionnel et annuler le putsch.
La Cédéao n’a partagé aucun détail sur d’éventuels déploiements. La semaine dernière, le Niger a déclaré que les négociations avec la Cédéao se poursuivaient.
Le président nigérian Bola Tinubu, qui occupe la présidence tournante de la CEDEAO, a suggéré qu’une transition de neuf mois vers un régime civil pourrait satisfaire les puissances régionales. La junte nigérienne avait précédemment proposé un délai de trois ans.
Josaphat Mayi

