Au Rwanda, Denis Kazungu, tueur en série présumé au Rwanda, a été incarcéré, alors qu’il attend son procès. Il va rester derrière les barreaux pendant trente jours, a tranché un tribunal de Kigali.
En fait, l’intéressé a plaidé coupable de l’assassinat au Rwanda de quatorze personnes, pour la plupart des prostituées. Denis Kazungu est inculpé pour « meurtre », « viol », « contrefaçon », « usurpation d’identité » et « profanation de cadavres ». L’homme a avoué ses forfaits.
C’est un feuilleton qui tient en haleine au Rwanda. Tout le monde suit de près cette histoire. Celle d’un tueur présumé qui avait indiqué la semaine dernière avoir tué ses victimes, car elles lui « avaient transmis le sida ». Des centaines de personnes se sont pressées au palais de justice de Kigali pour assister à l’audience de mardi, notamment des membres de la famille et des proches des victimes.
« Kazungu n’a fait preuve d’aucun remords, même s’il a plaidé coupable. En conséquence, le tribunal ordonne qu’il soit détenu pendant 30 jours en attendant son procès », a souligné un magistrat lors de l’audience de mardi.
Le suspect est arrivé mardi au tribunal à bord d’un fourgon pénitentiaire et a été copieusement hué par la foule lorsque deux policiers l’escortaient à l’intérieur. Une proche d’une des victimes a été renvoyée à l’extérieur du tribunal après avoir crié à l’encontre du tueur en série présumé : « Kazungu, tu n’es qu’un chien. Tu as tué ma fille, sale chien ».
« Nous voulons simplement la justice. Ma famille mérite la justice pour l’assassinat de ma sœur », a déclaré à l’AFP Nadine Ahishakiye, sœur d’une des victimes tuées par le meurtrier.
M. Kazungu avait été arrêté au début du mois de septembre, après que la police a découvert douze corps, tous de femmes, dans un trou creusé dans la cuisine de la maison qu’il louait dans la banlieue de Kigali, où il vivait seul. Ces corps sont ceux de ses victimes. Il a admis avoir tué au moins quatorze personnes dans sa folie meurtrière.
Dinho Kazadi

