Le procès contre deux responsables rwandais, jugés pour crimes de guerre et crime de génocide commis en 1994, s’est ouvert lundi 9 octobre à Bruxelles, capitale de Belgique.
Il s’agit du sixième procès d’assises en Belgique lié au génocide qui a plongé le Rwanda dans une folie meurtrière en 1994. L’audience, qui doit durer deux mois, concerne deux personnalités proches de l’ex-couple présidentiel Habyarimana : Pierre Basabosé et Séraphin Twahirwa, 65 ans.
« La Belgique est pionnière dans la poursuite des génocidaires et ces procès sont toujours historiques », a déclaré à l’AFP l’avocate Michèle Hirsch, qui a été de tous ces procès « rwandais » à Bruxelles du côté des parties civiles.
Depuis 2001, cinq procès liés à ce génocide avaient déjà été organisés devant la cour d’assises de la capitale belge, le dernier en 2019.
Le 6 avril 1994, l’avion du président Habyarimana, un Hutu, avait été la cible d’un tir de missile au-dessus de l’aéroport de Kigali, en phase d’atterrissage. Cet attentat, qui avait aussi coûté la vie à son homologue burundais Cyprien Ntaryamira, est considéré comme l’événement déclencheur du génocide au Rwanda, qui a fait entre avril et juillet au moins 800.000 morts, selon l’ONU.
Les victimes se comptent essentiellement au sein de la minorité tutsi, mais aussi parmi les Hutu modérés.
Raymond Nsimba

