A l’approche de la présidentielle en RDC, l’attaque du convoi de Martin Fayulu, candidat à la présidentielle, dans le Kasaï, centre-sud de la RDC, a suscité l’indignation.
Le président Tshisekedi affirme avoir « appris avec regret l’intolérance politique, dont a été victime l’opposant Martin Fayulu », d’après une publication de Tina Salama, porte-parole du président, sur le réseau social X. Le chef de l’Etat congolais condamne « des actes antidémocratiques et appelle congolais à faire preuve de tolérance, mais aussi de citoyenneté à l’égard de tous les candidats »
Delly Sesanga, un autre candidat président de l’opposition, dénonce ces actes de violences. « Cette intolérance politique institutionnalisée par le pouvoir à travers leurs militants afin d’attenter à la vie des opposants et d’entraver leurs activités politiques est inacceptable dans une démocratie. Elle doit être combattue par tous les démocrates et défenseurs de la liberté », a déclaré M. Sesanga.
En tournée dans la province du Kasaï-central, le convoi de Martin Fayulu, farouche opposant au président Tshisekedi, a été attaqué par des jeunes non identifiés. En fait, le véhicule qui accompagne le leader du parti Ecidé a été caillassé.
Sur les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent un proche de M. Fayulu avec une main gauche ensanglantée. Malgré cet incident, Martin Fayulu a tenu un meeting devant une foule, prêchant « l’unité et la cohésion nationale ».
« J’exhorte tous les habitants de la province du Kasaï en général, et ceux de la ville de Tshikapa en particulier, à se passer des considérations ethno-tribales et à cultiver la tolérance, en vue de faire régner la démocratie garantie par la Constitution », a déclaré M. Fayulu. Après l’attaque du convoi de l’opposant, la coalition Lamuka entend de déposer une plaine.
En RDC, la présidentielle est censée se tenir le 20 décembre. Martin Fayulu poursuit sa tournée dans cette région.
Béni Bavila

