Ancien Premier ministre ivoirien condamné à perpétuité, Guillaume Soro, séjourne à Niamey, capitale du Niger, où il a rencontré le général Abdourahamane Tchiani, chef de la junte, ce lundi 13 novembre.
Dans une publication sur le réseau social X, Guillaume Soro parle d’un entretien « exceptionnel par la qualité et la profondeur des échanges ». Et, le chef de la junte nigérienne a été accompagné du général Salifou Mody, ministre de la Défense et du général Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur.
Condamné à perpétuité par contumace, M. Soro avait, dimanche, annoncé avoir mis à son exil entamé en 2019. L’ancien Premier ministre ivoirien a indiqué qu’il lui était « pénible de vivre loin de sa terre ancestrale et natale d’Afrique ». Sans toutefois préciser de date pour un éventuel retour en Côte d’Ivoire, où il est sous le coup d’une condamnation à perpétuité.
Dans son message, M. Soro a détaillé d’avoir été successivement, ces dernières années, en France, en Belgique, à Dubaï jusqu’aux confins du continent asiatique.
Dans les années 2000, Guillaume Soro a dirigé la rébellion qui contrôlait la moitié Nord de la Côte d’Ivoire. Proche d’Alassane Ouattara qu’il a aidé militairement à accéder au pouvoir face à Laurent Gbagbo lors de la crise post-électorale de 2010-2011, l’homme est tombé en disgrâce en 2019. Rupture avec le président Ouattara. Les observateurs de la vie politique ivoirienne avaient lié cela, en raison de ses ambitions présidentielles.
En juin 2021, Guillaume Soro, en exil, avait été condamné en Côte d’Ivoire à la prison à perpétuité pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il a été accusé d’avoir fomenté une insurrection civile et militaire visant à renverser le régime de l’actuel président Alassane Ouattara en 2019.
Des accusations qu’il a niées. Il avait interjeté l’appel, mais sans succès. Mais, M. Soro avait, en mai dernier, affirmé qu’aucune « raison ne l’empêchait d’être candidat à la prochaine présidentielle en 2025 ».
Josaphat Mayi

