A l’approche des élections, le gouvernement a pris acte de la décision de l’Union européenne d’annuler le déploiement de sa mission d’observation électorale en RDC.
Dans un communiqué, Kinshasa regrette le fait que cette annulation soit intervenue pendant « les discussions avec les experts de l’UE sur les modalités pratiques de son déploiement ».
Mais, le gouvernement affirme être engagé en faveur de « la tenue des prochaines élections dans la transparence, l’inclusivité et la liberté, en restant ouvert à toute proposition qui favorise l’atteinte de cet objectif et disponible pour accueillir les Missions d’observation respectant les lois et règlements du pays ».
L’Union européenne justifie sa décision, en raison du retard de l’autorisation des autorités pour l’utilisation de ses moyens de communication. Il s’agit de téléphones satellitaires et des kits Internet. Cette situation peut-elle brouiller les relations entre Kinshasa et l’organisation européenne ?
Des observateurs estiment que l’UE et Kinshasa n’ont pas encore atteint le niveau de tension observé lors du processus électoral de 2018 lorsque les autorités congolaises avaient expulsé Barth Ouvry, ambassadeur de l’UE, à Kinshasa. Et même si Berlanga Martinez, nouvel ambassadeur de l’UE en RDC, attend toujours son accréditation, malgré son agrément par Kinshasa.
Des sources renseignent que l’UE est en train d’explorer d’autres pistes avec les autorités congolaises, notamment la possibilité de maintenir une mission d’experts électoraux pour observer le processus depuis Kinshasa, la capitale. L’UE appelle les autorités et toutes les parties prenantes à poursuivre leurs efforts pour garantir l’exercice complet des droits politiques, mais civils du peuple lors des proches élections.
En RDC, les élections générales doivent avoir lieu le 20 décembre. Le président Tshisekedi, candidat à sa propre succession, affronte une vingtaine de challengers dans une opposition qui peine à avoir un même langage.
La Rédaction

