Alors que l’invalidation de certains candidats députés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) pour notamment fraude électorale fait polémique, Constant Mutamba, candidat à la présidentielle, exige leur emprisonnement.
Le leader du parti Dypro prévoit de déposer une plainte à la Cour de Cassation ce lundi. Pour lui, les quatre-vingt-deux députés doivent être arrêtés en procédure de flagrance, car les preuves sont là.
« Il faut rapidement lancer des mandats d’amener contre tous ces criminels électoraux, dont l’objectif était de saper le processus électoral pour lequel de nombreux compatriotes se sont battus. Ils doivent être arrêtés », a déclaré Constant Mutamba.
Il dénonce un complot politique orchestré contre lui par le camp Katumbi en complicité avec le Secrétaire exécutif provincial de la CENI dans la province de Lomami pour « discréditer la réélection du président Tshisekedi ».
« Je demande à nos frères de l’opposition radicale de s’assumer jusqu’au bout. Ils ont tenté de me faire abandonner ma candidature en échange d’argent, mais j’ai refusé. Par la suite, ils ont envoyé des personnes pour me recruter au sein du mouvement terroriste du M23, mais j’ai également refusé. Jusqu’à ce matin, ils ont encore essayé de me contacter, comme en témoignent des SMS, pour que je prenne la tête d’un mouvement rebelle. J’ai dénoncé ces tentatives et j’ai alerté les autorités compétentes. Tout cela a entraîné des chantages, des ragots, des manipulations de tweets, des enregistrements audios et des vidéos visant à déstabiliser le processus électoral et le pays. Nous ne nous laisserons pas influencer par ces manœuvres », a dit Constant Mutamba.
Vendredi, tard dans la nuit, la Céni a invalidé quatre-vingt-deux candidats députés pour fraude électorale, incitation à la violence, détention de machines à voter et bourrage des urnes.
Plusieurs cadres de l’Union sacrée, coalition au pouvoir, ont été frappés. Il s’agit notamment de Gentiny Ngobila, gouverneur de Kinshasa, et Nsingi Pululu, Collecte Tshomba, mais aussi de trois ministres en fonction. Depuis, l’affaire fait grand bruit.
Voldi Nkengi

